FIAC 2017 > Du 19 au 22 octobre !

FIAC 2017 > Du 19 au 22 octobre !

 

La FIAC 2017 > Du 19 au 22 octobre

SITE WEB FIAC 2017 : www.fiac.com

Vidéo > On revoit d’abord des images de l’édition précédente !

 

LA FIAC 2017 / Par Jennifer Flay

En réunissant, pour cette édition 2017, 193 galeries spécialisées dans l’art moderne, l’art contemporain et le design, en provenance d’une trentaine de pays, la FIAC n’a jamais aussi largement représenté la création contemporaine mondiale. Cette ouverture accrue sur le monde se reflète dans la réaffirmation d’une nouvelle géographie urbaine inaugurée l’an passé. Dans ce qui est à la fois un hommage au passé et un clin d’oeil à un possible futur, la FIAC 2017 s’inscrit dans la continuité de l’édition précédente en reconstituant l’ensemble architectural originel de l’Exposition universelle, formé par le Grand Palais, le Palais de la découverte (Palais d’Antin), le Petit Palais et l’avenue Winston Churchill (ou Esplanade des deux Palais). Cet ensemble traduit admirablement la grandeur de la Belle Époque et la confiance flamboyante de l’exposition de 1900 – qui avec ses structures temporaires construites pour l’occasion par des visionnaires – accueillirent un évènement à l’image de l’autorité et du poids culturels de la France : un exemple à suivre pour de futures initiatives.

Au Petit Palais et sur l’avenue Winston Churchill se tient le secteur On Site lancé en 2016 pour permettre aux galeries de la FIAC de présenter des pièces singulières dans un cadre muséal, et ce à proximité directe de leur stand. Des œuvres de Peter Buggenhout, Johan Creten, Sheila Hicks, Justin Matherly, Falke Pisano, Hans Schabus, Alina Szapocznikow et Erwin Wurm figurent parmi les temps forts. Matt Mullican et Richard Nonas ont imaginé d’impressionnantes œuvres in situ, respectivement pour la façade du Petit Palais et l’avenue Winston Churchill. Sur l’esplanade entre les deux Palais, entièrement consacrée à l’art et au public, et piétonnisée pour l’occasion, Matt Mullican et Pablo Reinoso exposent leurs créations également conçues comme des bancs publics. Les sculptures d’Ida Ekblad, Barry Flanagan, Joel Shapiro et Anna Fasshauer, entre autres, investissent les abords des musées.

Arborant sa coupole récemment restaurée, le Palais de la découverte (Palais d’Antin) s’ouvre directement sur le Grand Palais via le Salon d’honneur. Il devient le haut lieu de Parades for FIAC, un festival de performances qui s’inscrit, dans l’un de ses aspects, à la croisée de la performance dans les arts visuels et de la danse contemporaine, et explore la rencontre de ces deux disciplines. En hommage à la grande chorégraphe et danseuse disparue en début d’année, Parades invite la Trisha Brown DanceCompany, aux côtés notamment de Jeremiah Day, Gerard & Kelly, François Chaignaud avec Marie- Caroline Hominal, et Nicolas Paul, jeune chorégraphe remarquable du Ballet de l’Opéra de Paris. À l’auditorium du Louvre, le festival est fier d’accueillir le poète new-yorkais Kenneth Goldsmith pour une soirée de lectures, ainsi que son compatriote Robert Whitman, artiste, performer, cinéaste et vidéaste pionnier du genre. L’artiste colombienne Maria José Arjona s’y produit dans le cadre de l’année France-Colombie 2017.

Vidéo > D’autres images de l’édition précédente / Hors les Murs

Dans cette édition 2017, qui compte plus de 70 œuvres exposées dans l’espace public, notre parcours Hors les Murs continue de se déployer dans le jardin des Tuileries avec le concours du Louvre, dont la collaboration avec la FIAC remonte à 2006, faisant de ce musée notre partenaire institutionnel le plus ancien et le plus fidèle. D’imposants ensembles sculpturaux réalisés par George Condo, Erik Dietman, Jim Dine, Folkert de Jong et Stefan Rinck y sont présentés aux côtés d’œuvres, certes plus discrètes  au premier abord, mais non moins importantes, d’artistes tels que Ryan Gander ou Navid Nuur. Une installation monumentale de Patrick Saytour, s’inspirant de la célèbre Vueimaginairede la Grande Galerie du Louvre en ruines d’Hubert Robert (1796), prend place dans l’allée centrale bordée d’arbres des Tuileries, tandis que les sculptures de Marta Pan flottent délicatement à la surface du bassin octogonal et qu’une œuvre de Claude Viallat, spécialement pensée pour le site, orne le fer à cheval à l’entrée du jardin, où l’on retrouve également une création in situ de Mel Bochner. Au total, une trentaine de projets sont présentés au jardin des Tuileries dont, sur l’esplanade des Feuillants, un ensemble volontairement disparate de projets architecturaux modernistes et contemporains, maisons d’artistes et conjectures utopiques, formant un village urbain fantaisiste, sorte de « folie » contemporaine. Y figurent un rare exemplaire de « maison démontable » de Jean Prouvé, structure révolutionnaire préfabriquée, transportable et autonome conçue en 1944 pour reloger les victimes des bombardements en Lorraine durant la Seconde Guerre mondiale ; M 3000 (2017), une « architecture- sculpture » de Hans-Walter Müller fondée sur un vocabulaire créatif simplifié, en hommage à Vassily Kandinsky et aux constructivistes russes ; enfin, Replicable Space (2017) de Christian de Portzamparc, une structure modulaire multifonction destinée à servir de « galerie d’art, d’espace de performance, de centre événementiel, de club, de bibliothèque et de salle polyvalente ».

Pour parachever notre programmation HorslesMurs, Katinka Bock présente une exposition monographique au musée Eugène Delacroix, tandis qu’Oscar Tuazon inaugure, sur la mythique place Vendôme, quatre sculptures monumentales produites par la galerie Crousel. Des tronçons de conduites en polyéthylène — semblables à celles utilisées pour l’adduction d’eau potable dans de grandes agglomérations comme Paris — traversés par des troncs d’arbres, composent cette œuvre qui aborde la question essentielle de la pénurie d’eau. Les visiteurs sont invités à déambuler dans ces tuyaux secs, d’une circonférence identique à celle de la colonne Vendôme, et ainsi, à réfléchir à l’urgence de cette menace pour la planète. La Place Vendôme s’inscrit dans le dispositif de la FIAC comme un site iconique avec un historique d’expositions exemplaire : Jaume Plensa (2012), Tadashi Kawamata (2013), Paul McCarthy (2014), Dan Graham (2015) et Ugo Rondinone (2016). La FIAC est très honorée de recevoir pour la première fois dans le cadre de cette programmation le soutien financier de MIRABAUD, une banque privée et institution financière fondée à Genève en 1819.

Vidéo > Toujours l’édition précédente / On Site au Petit Palais

Dans l’enceinte du Grand Palais, la sélection 2017 de galeries rassemble des spécialistes de renom de l’art moderne, des galeries d’art contemporain éminentes et des galeristes engagés auprès de jeunes talents. En effet, la force de la FIAC repose sur la participation régulière de prestigieuses galeries venues des quatre coins de la planète, toutes reconnues comme des références dans leur domaine. Les galeries européennes constituent 70 % du contingent total. Depuis une dizaine d’années, les galeries nord-américaines (Canada, États-Unis et Mexique) ont considérablement renforcé leur présence pour désormais représenter 20 % des exposants. Des géants du marché qui ont fait de la foire parisienne un rendez-vous annuel incontournable y côtoient une nouvelle génération de jeunes galeries. Forte d’une identité française et européenne établie, complétée par une importante délégation nord- américaine, la FIAC s’ouvre également à l’Amérique du Sud (Brésil et Colombie), à l’Asie (Hong Kong, Shanghai, Guangzhou, Beijing, Séoul, Tokyo, Calcutta), aux Émirats arabes unis et à l’Égypte. L’Afrique est aussi présente à travers des galeristes implantés en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne.

Le design fait un retour marqué au sein du Grand Palais, la FIAC ayant été la première foire d’art contemporain à introduire cette discipline en 2004. Cinq galeries mondialement réputées pour leur expertise dans le design du XXe et XXIe siècle sont présentes : Jousse Entreprise, Galerie kreo, Laffanour – Galerie Downtown, Eric Philippe et Galerie Patrick Seguin. S’inscrivant dans une réflexion ininterrompue, le retour du design au Grand Palais fait volontairement écho aux projets architecturaux exposés sur l’esplanade des Feuillants. La FIAC et son partenaire officiel, le Groupe Galeries Lafayette, renouvellent leur soutien à la scène émergente contemporaine au travers du Secteur Lafayette. Conçu en 2009, il a pour vocation de soutenir financièrement la présence de jeunes galeries internationales qui accompagnent le travail d’artistes émergents. Sélectionnées par un jury parmi une centaine de candidats pour l’excellence de leur programme d’expositions, elles sont issues de 8 pays aussi différents que le Kosovo, l’Égypte, la Norvège et l’Inde, et dotent ainsi le Secteur Lafayette d’une force et d’une diversité inégalées.

 

Au Grand Palais 2017 > France, Europe et reste du monde

Les exposants ont été sélectionnés par un comité composé de galeristes de renom international, représentatifs de domaines d’expertise, de zones géographiques et de générations différents : Olivier Antoine (Art : Concept, Paris), Gisela Capitain (Capitain Petzel, Berlin), Mark Dickenson (Neue Alte Brücke, Francfort), David Fleiss (Galerie 1900-2000, Paris), Solène Guillier (gb agency, Paris), Jan Mot (Jan Mot, Bruxelles, Mexico), Emmanuel Perrotin (Galerie Perrotin, Paris, New York, Hong Kong, Séoul, Tokyo) et Christophe Van de Weghe (Van de Weghe, New York). Cette année, les espaces du Grand Palais accueillent 193 galeries issues de 30 pays. Le plus grand contingent des exposants est français (plus d’un quart) et européen (plus des deux tiers). Pour ce rendez-vous international, la sélection française rassemble des acteurs majeurs de l’art moderne (Galerie 1900-2000, Applicat-Prazan, Le Minotaure, Natalie Seroussi, Galerie Zlotowski), de l’art contemporain (Air de Paris, Art : Concept, Chantal Crousel, gb agency, Karsten Greve, Lelong & Co, kamel mennour, Nathalie Obadia, Perrotin, Almine Rech, Thaddaeus Ropac, Templon, Georges- Philippe & Nathalie Vallois, Jocelyn Wolff, entre autres) et des galeries reconnues pour leur rôle prescripteur comme Allen, Balice Hertling, Marcelle Alix ou New Galerie pour ne citer qu’elles.

L’édition 2017 est marquée par le retour de galeries européennes influentes, qu’elles soient émergentes ou établies, telles que ChertLüdde (Berlin), Peter Kilchmann (Zürich), NoguerasBlanchard (Madrid), Mezzanin (Genève), et Vera Cortês (Lisbonne) ; ainsi que par l’entrée de plusieurs galeries participant pour la première fois dont Pedro Cera (Lisbonne), Imane Farès (Paris), LambdaLambdaLambda (Pristina), Maisterravalbuena (Madrid, Lisbonne), Martos Gallery (New York), SCHLOSS (Oslo) ou Waldburger Wouters (Bruxelles). La force de la FIAC tient aussi à la participation régulière des galeries européennes leaders chacune dans leur domaine d’expertise : Galerie Buchholz, Capitain Petzel, Sadie Coles HQ, Continua, Massimo De Carlo, Konrad Fisher, Bärbel Grässlin, Max Hetzler, Xavier Hufkens, Krinzinger, Lisson, Mai 36 Galerie, Victoria Miro, Jan Mot, Neu, neugerriemschneider, Eva Presenhuber, Esther Schipper, Sprüth Magers, Michael Werner, White Cube, Zeno X, mais aussi Isabella Bortolozzi, dépendance, Karma International, kaufmann repetto, König Galerie, Giò Marconi, Meyer Riegger, Neue Alte Brücke, Peres Projects, Plan B, Rodeo, ZERO… sans oublier Lars Friedrich ou Kraupa- Tuskany Zeidler.

Depuis une dizaine d’années, la présence de galeries nord-américaines (Canada, États-Unis, Mexique) s’est considérablement renforcée et représente aujourd’hui plus de 20% des exposants dont les géants du marché tels que 303 Gallery, Blum & Poe, Gavin Brown’s enterprise, Paula Cooper, Gagosian Gallery, Barbara Gladstone, Marian Goodman, Landau Fine Art, Lehmann Maupin, Metro Pictures, Nahmad Contemporary, Pace, Regen Projects, Skarstedt, Van de Weghe et David Zwirner. Tous ont fait de la FIAC un rendez-vous régulier au même titre qu’une nouvelle génération incluant Miguel Abreu, Clearing, Essex Street, House of Gaga, Labor, Overduin & Co. ou encore Reena Spaulings Fine Art. Ces exposants sont rejoints cette année par des galeries telles que David Kordansky Gallery (Los Angeles) ou Edward Tyler Nahem Fine Art (New York). Dans une veine plus prospective, citons l’arrivée de Downs & Ross (New York), David Lewis (New York), Karma (New York), Shane Campbell (Chicago) et Queer Thoughts (New York). Forte de son identité française et européenne, comme de la participation d’un important contingent nord-américain, la composition de la FIAC s’étend également à l’Amérique du Sud (Mendes Wood DM à Sao Paulo, Casas Riegner et Instituto de Visión à Bogota); à l’Asie (Edouard Malingue à Hong Kong et Shanghaï, Vitamin Creative Space à Guangzhou et Pékin, Hyundai, Kukje Gallery /Tina Kim Gallery et PKM Gallery à Séoul, Experimenter à Calcutta, SCAI THE BATHHOUSE et Tomio Koyama à Tokyo) ; aux Émirats arabes unis (Green Art Gallery à Dubaï) et à l’Égypte (Gypsum, au  Caire); sans oublier le regard appuyé sur le continent africain que nous devons, par exemple, à In Situ – Fabienne Leclerc (Paris), à Imane Farès (Paris) ou encore à Selma Feriani (Tunis, Londres).

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