Paris Photo 2017

Paris Photo 2017

Adrien Selbert  > Srebrenica nuit à nuit 2016

 

PARIS PHOTO 2017 > Du 9 au 12 novembre

Au Grand Palais

SITE PARIS PHOTO 2017 : www.parisphoto.com

Pour sa 21e édition, Paris Photo présente au Grand Palais 190 exposants

provenant de 30 pays. 4 secteurs  composent la foire

> Le secteur Principal, situé dans la nef du Grand Palais accueille

151 galeries  provenant de 29 pays, proposant aux visiteurs un panorama

complet  de la photographie du 19ème siècle à nos jours.

> Le secteur PRISMES, dédié aux installations, aux œuvres sérielles

et de grands formats dévoilera 14 projets d’envergure,

dans le Salon d’Honneur du Grand Palais. > Le secteur

Editions réunira 32 éditeurs et libraires provenant de 8 pays.

> Paris Photo inaugure cette année un secteur films/vidéos,

explorant les nouvelles perspectives qu’offre l’image,

en partenariat avec MK2 (Grand Palais).

 Avec Karl Lagerfeld

en invité d’honneur

PARIS PHOTO présente sa 21ème édition au Grand Palais, du 9 au 12 novembre 2017. Cette année découvrez la foire à travers les yeux d’une personnalité d’exception, Karl Lagerfeld. « Aujourd’hui la photographie fait partie intégrante de ma vie. Elle crée un mouvement harmonieux entre ma fièvre artistique et mon effervescence professionnelle. » – Karl Lagerfeld. Sous la forme d’un parcours inédit parmi les milliers d’œuvres présentées à la foire
et d’un livre publié aux Editions Steidl, Karl Lagerfeld partage ses coups de cœur. Une façon originale pour le public de contempler les œuvres exposées par les galeristes et curateurs, tout en découvrant l’univers esthétique
de Karl Lagerfeld. Karl Lagerfeld, styliste, directeur de publication et éditeur, a commencé son travail de photographe en 1987. Il a reçu depuis, le Prix de la Culture de la Deutsche Gesellschaft für Photographie
et le ICP Trustee Award de l’International Center of Photography.

ZOOM > LE SECTEUR PRISMES

 

AURÉLIE PÉTREL – Inactinique
Née à Lyon, France, en 1980 ; vit et travaille à Genève, Lyon et Paris GOWEN, Genève.

Aurélie Pétrel questionne l‟image, son statut, sa (re)présentation et son utilisation, et ses processus de production. Aurélie Pétrel utilise la photographie comme le point de départ d‟une œuvre en devenir. “J‟appelle photographie une prise de vue latente activée en tant que tirage, objet photographique, installation in situ donnant ainsi une taille, un poids qui existe dans un espace” (Pétrel, 2012). L‟artiste a élaboré un lexique permettant d‟articuler différents états de l‟image photographique. Parmi les termes clefs : la prise de vue latente. Celle-ci a déj fait l‟objet d‟un minutieux travail de sélection. Elle répond alors une nomenclature titre (prise de vue latente 1…), un type de tirage et un format précis (papier Fine Art Baryté Canson 310g, 41,5 x 52 cm). Elle demeure en sommeil et peut subir différentes activations en différentes situations, supports et formats. Pétrel aime expérimenter librement différentes techniques et médias. Ses photographies produites sur le verre, travers des procédés de cuisson ou sur du béton, du métal ou du bois, montrent comment l‟artiste fait progresser la recherche formelle et combine différentes compétences acquises dans d‟autres disciplines, notamment l‟architecture. Figuratifs ou abstraits, ses travaux examinent le processus de matérialisation des idées et sa mise en œuvre. Comme une dialectique de l‟identique et du différent, elle décline sans jamais répéter, révèle ce qui est l ; le déclenchement initial donne l‟impulsion d‟une écriture comme une partition musicale, il est le mouvement premier qui rend possible tous les suivants. Partant de la pièce matricielle Images Jachères, un rack comportant des boites d‟archives qui contiennent les prises de vues latentes, o la pratique photographique se donne voir sous la forme d‟essence, Pétrel ouvre une „partition‟ du laboratoire de tirage noir blanc exposé et initié au Centre Photographique d‟Ile de France en mars 2017 lors de son projet SoixanteDixSept Experiment et de son installation 135,125iso, 24×36, m6, 35. supports et formats variables. Le dispositif faisant image d‟un laboratoire reconstitué dans l‟espace principal du centre d‟art mettait en acte un retour des premiers gestes de l‟artiste, une affirmation du „photographique‟ comme point central d‟une pratique académique s‟ouvrant vers l‟hybride, le sculpturale, hérité d‟un encrage historique amorcé la fin des années ‟60. Inactinique se compose du laboratoire photographique déployé faisant image par son agencement (1 agrandisseur grand format, 1 bassine grise de révélateur, 1 bassine grise de bain d‟arrêt, 1 bassine grise de fixateur, 4 bidons 15l blancs, 4 entonnoirs rouges). L‟installation inclut Partition#1, composée de 7 boites d‟archives contenant les tirages barytés réalisés, 7 tasseaux de bois ayant supporté 7 ampoules inactiniques et 7 planches ayant accueilli les tirages pendant le temps de séchage. Ces résidus ainsi compactés fonctionnent comme une présence indicielle de ce processus de travail. La lumière rouge fait apparaitre par endroits des traces fantomatiques de tirages déposes. Le spectateur peut aller et venir entre les espaces. Des perforations dans les surfaces en plexiglas laissent s‟échapper les odeurs du laboratoire photographique.

 

EVANGELIA KRANIOTI > L’Extase doit être oubliée. SATOR, Paris.
Née à Athènes, Grèce, en 1979 ; vit et travaille à Paris. > SATOR, Paris.

Evangelia Kranioti est diplômée de droit (Université d‟Athènes), d‟arts visuels (ENSAD de Paris) et du Fresnoy Ŕ Studio National des Arts Contemporains. Lauréate de nombreux bourses et prix, elle a reçu le soutien d‟institutions telles que les Fondation J.F. Costopoulos, Basil & Elise Goulandris, Marc de Montalembert ou Maria Tsakos, le Fonds de Dotation Agnès b, le Ministère de la Culture ou celui des Affaires Étrangères, le Centre Méditerranéen de la Photographie, Capacete Rio de Janeiro, la Fundação Alvares Armando São Paulo ou le dispositif Runway / Bipolar & Le Fresnoy. Son travail embrasse photographie, vidéo, installation et est régulièrement présenté en France et l‟international : Paris Photo, Maison Européenne de la Photographie, Biennale de Thessalonique, Musée National d‟Art Moderne (Grèce), Festival VIA Maubeuge, Festival EXIT MAC Créteil, Galerie du Jour Agnès b., Galerie Xippas, Kyotographies (Japon), Centro Helio Oiticica (Rio), Biennale de Belleville/FIAC, CentQuatre, Bruxelles Nuit Blanche, Espace Culture Lille 1, Musée des Beaux-arts de Rennes, MUSA Museum on Demand (Vienne), Austrian Cultural Forum NY, NY Photo Festival (Dumbo Brooklyn), Centre d‟Art Contemporain de Genève. Evangelia Kranioti développe depuis plusieurs années une pratique artistique qui mêle documentaire et fiction. Tourné à Rio de Janeiro pendant l‟année les Jeux Olympiques de 2016, son nouveau film Obscuro Barroco est un projet qui retrace l‟itinéraire onirique, sur fond de carnaval, de bacchanales et de manifestations, de deux protagonistes opposés : un clown introverti et un travesti flamboyant. Dans l‟obscurité euphorique des festivités, les dédales de la « Cidade Maravilhosa » servent de théâtre à une exploration mouvante des processus de métamorphose, de réflexions sur la question du genre et de revendications pour l‟égalité des droits. Pendant un an, l‟artiste s‟est immergée dans la réalité de la ville pour y dessiner un aperçu de l‟intrication des contextes sociaux et politiques qu‟occultent, a priori, le temps suspendu du carnaval. Elle fait écho, avec subtilité, l‟ambivalence profonde qui scinde la société brésilienne, la violence de l‟exclusion et le désir de changement. Du sillage errant du personnage en habit de clown aux pas de Luana Muniz, figure du milieu transexuel carioca, l‟artiste nous entraîne dans un voyage initiatique, un va-et-vient perpétuel entre le corps intime et le corps social. Avec L‟Extase doit être oubliée, Evangelia Kranioti poursuit son exploration de la complexité des émotions humaines et des imaginaires qui y sont convoqués. Portée par une nécessité d‟aller la rencontre de l‟autre pour mieux transfigurer le réel, son œuvre renoue avec une forme de surréalisme ethnographique.

 

GILLES CARON > Chorégraphie de la révolte.
Né à Neuilly sur Seine, France, en 1939 ; décédé en 1970 au Cambodge > SCHOOL OLIVIER CASTAING, Paris. 

Ce projet s‟inscrit dans l‟ensemble des manifestations prévues pour le cinquantenaire des évènements historiques couverts par ce jeune parisien, photographe de presse, disparu l‟âge de 30 ans, en laissant derrière lui une œuvre exceptionnelle. Cette installation se présente sous la forme d‟un wallpaper panoramique sur lequel seront exposés des tirages originaux encadrés. Ce mur d‟images iconiques devra rendre la puissance visuelle et métaphorique du travail de celui que l‟on nomme le « French Capa ». Pour Caron la révolte n‟est pas un simple sujet d‟enquête, et il en aura toujours une vision à la fois politique et romantique. Les images de presse de Caron prises la fin des années 60 s‟inscrivent dans des mouvements d‟idées, dans un bain culturel et dans une célébration de la révolte, qu‟ils soient paysans, étudiants ou de simples civiles et constituent le cœur de l‟iconographie des manifestations traitées par Caron. Saisir la dynamique de masse, capter une traduction formelle incarnée par la figure du « lanceur », corps suspendus dans les airs, positions figées dans leur déséquilibre, projectiles visibles dans le champ de l‟image… Caron identifie une anatomie de la révolte dont les photographies restituent la richesse figurative et la puissance symbolique. Le jeune photographe multiplie les angles de vue, joue de la dynamique des cortèges, des mouvements de foule, isole des saynètes folkloriques … mieux que d‟autres il restitue la dynamique insurrectionnelle. Chaque rue devient un mini théâtre dont il fait le décor de ses photographies. Il met en scène les forces opposées … il a un sens inné de la dramaturgie des images. Sur tous les évènements qu‟il a couverts en tant que photoreporter, Gilles Caron n‟a cessé d‟enregistrer le spectacle d‟une variété de gestes et d‟attitudes définissant ainsi une « écriture » de la révolte. Gilles Caron va privilégier la « photogénie » du lanceur comme le montrent ses planches présentant des vues enchaînées de manifestants. Une véritable chorégraphie que l‟on découvre tout au long des photographies qui jalonnent des images de guérilla urbaine, de Mai 68, de Londonderry, de Prague… des photographies qui allient exigence esthétique, dimensions historiques et génie de la dramaturgie des images. Gilles Caron est représenté par la galerie School Olivier Castaing, galerie mère de l‟artiste, dont l‟œuvre est gérée par la Fondation Gilles Caron, basée à Genève, en Suisse. Gilles Caron disparaît tragiquement en 1970, à l‟âge de 30 ans. Reconnu comme le plus grand photo-reporter de guerre français, il est considéré par ses pairs et les historiens comme le « french Capa ». Le travail entrepris par la Fondation Gilles Caron depuis sa création a pour mission de redonner son œuvre la place qui lui revient dans l‟histoire du journalisme, de l‟art et de la photographie. Les photos de Caron entrent aujourd‟hui dans les grandes collections d‟art, dans les musées, et certaines sont devenues synonymes de chef-d‟œuvre. Il aurait eu 77 ans cette année mais il ne lui aura fallu que 5 ans pour marquer à tout jamais de son empreinte exceptionnelle l‟histoire de la photographie de la fin des années 60. Gilles Caron était un portraitiste hors norme, sachant saisir des instants de grâce ou les personnalités intimes se dévoilent, comme ce portrait d‟un soldat américain pendant la guerre du Vietnam ou l’iconique figure du lanceur, qui traverse toute son œuvre. Plus que toutes, les photos réalisées par Gilles Caron comme reporter de guerre impressionnent. Chaque photographie recèle un sens inné du cadrage, de la dramaturgie, du tempo, révélant une part de vérité de ces conflits vécus de l‟intérieur, sur les champs de bataille parmi les combattants dans le feu de l‟action : une vérité crue, odorante, sonore. Chaque image constitue comme une réalité augmentée, des relents de boues et de sueurs des soldats du Vietnam l‟odeur des corps calcinés du Biafra… tout est l fixé sur la pellicule, indélébile… pour témoigner de l‟engagement d‟un des plus grands photographes de notre temps.

 

GREY CRAWFORD – Finding Bones
Né à Inglewood, Californie, en 1951 ; vit et travaille à Los Angeles > TAIK PERSONS, Berlin.

Grey Crawford est diplômé de l’Université Claremont en 1977 après avoir obtenu un BFA à Rochester Institute of Technology, New York, en 1975. Parmi ses expositions on note entre autres Finding Bones, Gallery Taik Persons (Berlin, 2017), With a Little Help from my Friends, Thomas Lavin Showroom (Los Angeles, 2010) et NATURA, Rochester Contemporary Art Center (New York, 2009). Le travail de Grey Crawford a été très peu présenté ses quarante dernières années. Influencé par des peintres abstraits californiens comme Karl Benjamin et John McLaughlin, Gray Crawford associe la photographie et les éléments de la peinture abstraite en créant des formes primaires bidimensionnelles et en les intégrant dans ses photographies. Ressortir aujourd‟hui ces œuvres du début des années 1970, n‟est pas uniquement une façon de rappeler l‟Histoire mais permet d‟y ajouter quelque chose et modifier le cours de l‟Histoire de l‟art. –

 

HENRY CHALFANT
Né à Sewickley, Pennsylvanie, en 1940 ; vit et travaille à New York > ERIC FIRESTONE, East Hampton.

Henry Chalfant devient, au début des années 80, l’archiviste officieux de l’art graffiti à New York. Après avoir étudié à l’université de Stanford, où il s’est spécialisé en Grec classique, Chalfant poursuit une carrière de sculpteur, avant de se tourner vers la photo et le film documentaire. En 1983, il co-produit avec Tony Silver Style Wars, un film fondateur qui retrace les débuts de la culture hip-hop à travers les graffeurs new yorkais et leur passion pour les trains. Il publie ensuite en 1984, le livre Subway Art (Holt Rinehart Winston), l‟un des livres d‟art les plus vendus au monde, sans cesse réédité. En 2006, il réalise From Mambo to Hip Hop, un documentaire qui dresse un parallèle entre le Mambo et le Hip-Hop et présente le Bronx comme l‟épicentre des cultures urbaines, et récompensé par le prix Alma pour le meilleur documentaire. Eric Firestone présente une sélection de photographies emblématiques prises par Henry Chalfant sur les graffitis des trains de métro new-yorkais, entre 1970 et 1980 à New York. Archiviste officieux du graffiti Chalfant fut le témoin privilégié de ce mouvement underground. Par sa démarche, il a contribué à la reconnaissance mondiale de cet art clandestin en immortalisant sur la pellicule ces œuvres éphémères. Reconnaissant l’importance de sa documentation, une communauté de jeunes graffeurs s’est formée autour de Chalfant,transformant son studio en centre et ressource pour les graffitis de l’époque. Représentant exclusivement les archives de Chalfant, la galerie propose des estampes à grande échelle nouvellement éditées, des tirages gélatino-argentiques originaux, des études et esquisses d‟artistes dont il a photographié le travail. À découvrir également l‟un des films de Chalfant o défile l‟écran les nombreux graffitis qui habillent les rames du métro newyorkais. L’artiste sera présent à Paris Photo pour dédicacer le catalogue récemment publié par la galerie, intitulé Henry Chalfant : 1980.

 

JOHN CHIARA – About Mississippi
Né à San Francisco, Californie, en 1971 >JACKSON, Atlanta.

John Chiara est diplômé d‟un Bachelor en Photographie de l‟Université d‟Utah en 1995 et d‟un Master en Photographie du California College of the Arts en 2004. Par la suite, il effectue une résidence au Croint Point Press, en 2006 et 2017.En 2015, Chiara est l‟un des sept artistes exposés lors de l‟exposition Light, Paper, Process, Reinventing Photography, au Musée J. Paul Getty de Los Angeles. Son travail fait partie de nombreuses collections publiques et privées dont celles du Los Angeles County Museum of Art, du Museum of Photographic Arts de San Diego, et de la National Gallery of Arts de Washington. Photographe de la Baie de San Francisco, il capture les paysages urbains dans une démarche qui mêle photographie et performance, créant ainsi des images uniques à partir de différents appareils photo fabriqués artisanalement. Le plus grand de ces appareils est une chambre photographique mesurant 127cm x 203,2cm que l‟artiste transporte sur le plateau de sa remorque. Une fois l‟emplacement choisi, Chiara pénètre physiquement dans l‟appareil, manipulant le papier photosensible couleur dans une obscurité quasi-totale, utilisant ses mains pour éclaircir ou assombrir l‟image. Les paysages évocateurs qui en résultent révèlent les couches successives portant la marque des techniques novatrices de Chiara : bords irréguliers de l‟image, halo lumineux du scotch utilisé pour coller le papier à la paroi de sa camionnette. Avec Mississipi, John Chiara a su capturer l‟atmosphère sensuelle du Delta du Mississipi dans une série de photographies prises dans le Comté de Coahoma et ses alentours de 2013 à nos jours. Ces tirages introspectifs et uniques révèlent l‟évanescence des étés du Sud des États-Unis, leur lente exposition brûlée par le soleil, traversée par des trainées de couleurs éclatantes et l‟impression éthéré des lieux qu‟ils interprètent. –

 

JUNGJIN LEE – Unnamed road
Né en Corée du Sud en 1961 > HOWARD GREENBERG New York, ANDREW BAE Chicago, CAMERA OBSCURA Paris, STEPHAN WITSCHI Zürich.

Les travaux de Jungjin Lee ont été montrés aux États-Unis, en Europe et en Corée. Née en Corée, Lee se mit à la photographie au début des années 1980, pendant ses études de céramique à la Hongik University de Séoul. Elle fut par la suite diplômée d‟un MBA en Photographie la New York University, et fut l‟assistante de Robert Frank. Elle a publié 11 monographies, dont Everglades (2016), Echo (2016), Unnamed Road (2015), Wind (2009), Jungjin Lee (2006), Thing (2005), Desert (2002), On Road/Ocean (2001), Jungjin Lee: Beyond Photography (2000), Wasteland (1997), et Lonely Cabin in a Far Away Island (1988). Ses photographies font partie des collections du Metropolitan Museum of Art de New York, du Los Angeles County Museum of Art, du Houston Museum of Fine Art, du Sonje Museum of Contemporary Art de Kyongju en Corée, ainsi que d‟autres prestigieuses institutions travers le monde. En 2016, l‟artiste eut l‟honneur d‟avoir une rétrospective au début de sa carrière au Fotomuseum Winterthur de Zurich. Lee vit et travaille à New York. Les galeries Howard Greenberg, Andrew Bae, Camera Obscura et Stephan Witschi présentent l‟ensemble Unnamed Road dans sa totalité. Unnamed Road est un travail sur l‟Israël et la Cisjordanie. Jungjin Lee fut l‟une des 12 photographes qui allèrent en Israël et Cisjordanie entre 2009 et 2013, pour réaliser des photographies pour This Place, une exposition itinérante majeure initiée par Frederic Brenner, exposition qui fut montrée au DOX Center for Art de Prague (24 octobre 2014-2 mars 2015), au Tel Aviv Museum of Art (14 mai-6 septembre 2015), au Norton Museum of Art à West Palm Beach (15 octobre 2015-17 janvier 2016) et au Brooklyn Museum (21 février-5 juin 2016). D‟autres expositions seront annoncées pour 2018-2019. De son travail sur l‟Israël et la Cisjordanie, Lee déclara : « Ce que je recherche travers mes photographies, c‟est quelque chose propos de la vie. À propos de la solitude de l‟être humain. La vie change en surface, comme l‟océan. Il y a un mouvement constant la surface de l‟eau, mais en profondeur, au cœur, il n‟y a pas de mouvement. » Les 38 images publiées de Unnamed Road sont présentées. Une édition spéciale est éditée pour accompagner l‟exposition.

 

KARLHEINZ WEINBERGER – Swiss Rebels
Né à Zurich, Suisse, en 1921 ; décédé en 2006 à Zurich > ESTHER WOERDEHOFF, Paris

Photographe autodidacte, Karlheinz Weinberger (1921-2006) a passé toute sa vie à Zürich où il travaillait comme magasinier dans une usine. Grâce à son appareil photo, il s‟évade de la monotonie du quotidien. L‟œil attentif la beauté des hommes, il fait poser des ouvriers, des sportifs, des rencontres et revendique vouloir « photographier l‟extraordinaire ». En 1958, au hasard de la rue, il fait la connaissance de jeunes marginaux et est frappé par leur attitude et leur attirail singulier. Première génération de la contre-culture en Suisse, ces « Halbstarken » adoptent les codes américains en réaction au conservatisme helvétique. Fans de musique, d‟Elvis ou de James Dean, ils vivent en bandes, portent des jeans et se bricolent des tenues inventives. Pour le photographe, ils posent dans l‟appartement qu‟il partage avec sa mère et qui sert vite de refuge aux frasques et aux amours de ces marginaux. John Waters, réalisateur et artiste d‟un autre underground et collectionneur précoce de Weinberger disait au sujet de ces portraits : « Who dresses like that and doesn‟t want to be photographed ? » Ŕ qui s’habille ainsi et ne souhaite pas être photographié ? L’attraction était réciproque et cette série de portraits est emblématique de l’œuvre de Karlheinz Weinberger, la première étape d‟une photographie de l‟underground suisse qui se déroulera sur trois décennies. Esther Woerdehoff expose en exclusivité une sélection inédite de 20 tirages argentiques exceptionnels de Karlheinz Weinberger dressant le portrait d‟une jeunesse suisse méconnue. Cette exposition s‟inscrit dans la continuité de l‟actualité estivale du photographe, dont l‟œuvre était à l‟honneur des Rencontre d‟Arles avec Swiss Rebels qui faisait l‟affiche du festival et s‟accompagnait d‟une monographie publiée par Steidl. –

 

KATSUNOBU YAGUCHI – Washington Documentaries
Né à Ibaraki, Japon, en 1978, vit et travaille à Mino, Japon > KEIKO OGANE, Mito*

« Washingtown » est un mot inventé par Katsunobu Yaguchi pour décrire la société de consommation japonaise de l‟après seconde guerre mondiale. En 2008, Yaguchi installa son siège au Café Washingtown au sein duquel il créa et soutint des mouvements voisins à Mito. La résistance contre les flux de la société et le travail de deuil pour tout ce qui est perdu sont les thèmes centraux des activités sociales et culturelles de Yaguchi. Il soulève également la question de l‟identité dans une ville contemporaine de banlieue dont l‟architecture change très souvent en raison d‟une politique dite « du vieux pour du neuf ». L‟évolution des paysages urbains pendant dix ans est dépeinte à travers les séries de Yaguchi. La plupart des sujets représentés ont disparu et ne font que nous rappeler la beauté et le caractère précieux des entités éphémères. Les dix annnées d‟implication de Yaguchi dans les activités sociales de Mito ont commencé en octobre 2008 quand il rénova une ancienne maison et qui devint le Café Washingtown où il créa son propre journal, accueillit des festivals locaux et dirigea une école d‟art. En Août 2013, la démolition du bâtiment a finalement été programmée. Yaguchi décida de procéder à la destruction de ses propres mais sans aucun outil électrique et de préserver tous les débris du café. Il nomma ce projet The Site of Washingtown. Le travail de démolition dura trois mois, et le processus fut documenté sur 35 mm, film Super8, et vidéo digitale. Yaguchi accueillit de nombreux projets sur le site démoli, et il ouvrit dernièrement les cafés Café New Washingtown & Megalo Penis House. –

 

KLAUS RINKE – Mutations
Né à Wattenscheid, Allemagne, en 1939 ; vit et travaille à Neuheus, Los Angeles > KICKEN, Berlin

Klaus Rinke étudie la peinture à la Folkwang School d‟Essen de 1957 1960. Après des séjours en Grèce et en France dans la première moitié des années 60, il abandonne la peinture dans la seconde moitié de la décennie pour aborder l‟interaction avec des objets sculpturaux. Par la suite, il développe son travail de performance dont les représentations principales ont eu lieu à partir des années 70. De 1974 à 2004, Rinke enseigne la sculpture à la Staatliche Kunstakademie de Dusseldorf. Une large rétrospective de son travail s‟est tenue en 1992 la Kunsthalle de Dusseldorf. Mutations I (1970) est considérée comme l‟une des œuvres les plus marquantes de la performance et l‟Action Art en Europe et constitue l‟une des performances artistiques les plus importantes de Klaus Rinke. Premier artiste allemand à se mettre en scène dans ses productions sur le plan international depuis la fin des années 60, Rinke est également le premier à présenter des séquences photographiques de ses performances lors d‟expositions, notamment au MoMA à New-York (1970 et 1973), lors de Documenta 5 à Cassel (1972) ou lors de la 12e Biennale de Sao Paulo (1973). L‟ensemble de son œuvre s‟articule autour des questions de l‟abstraction et la consolidation, avec une attention particulière pour les structures en volumes et le caractère processuel de la création. A partir des années 70, sa découverte de l‟« Handlungen » (transformation) l‟amène vers un genre de performance précisément défini qu‟il appelle « Primärdemonstrationen ». Dans ses premières démonstrations, le corps de l‟artiste incarne la réalité vécue et devient « le nouveau médium de la représentation … afin de pouvoir visualiser les structures formelles et substantielles. » comme le résume Götz Adriani en 1972. La photographie et le film sont les médias appropriés pour figer une expérience en temps réel et ainsi permettre l‟artiste de prendre du recul sur son travail de performance (de la même manière, le spectateur peut alors appréhender la séquence dans son entièreté). Avec Mutations I, Rinke réalise différents gestes avec ses mains et ses bras devant son visage et son torse, en respectant ou en rompant la symétrie. Les images qui en résultent sont disposées dans un impressionnant tableau constitué de 112 pièces. Elles semblent à la fois familières et étranges, sont un néologisme du langage corporel et une expression de l‟intériorité. Deux autres séries vintage de Mutations I sont conservées dans les collections de à la Tate Gallery à Londres et de la Neue National Galerie du Musée National de Berlin.

 

PETER MILLER
Né à Burlington, Vermont, en 1979 ; vit et travaille à Cologne > CRONE, Vienne

Miller est un photographe, sans l‟être vraiment. Il expérimente la lumière et le processus photochimiques, ainsi que les mécanismes de développement des tirages photo. Cependant, on aurait tort d‟en conclure que Miller crée principalement dans une chambre noire et limite son processus de développement à un laboratoire photo. Au contraire, il fait entrer son environnement dans son laboratoire, et étend ses murs l‟extérieur. Les films et les photographies de Peter Miller sont présentés cette année dans plusieurs lieux d‟expositions, tels que la Biennale für aktuelle Fotografie, Mannheim, la Berlinale et la Viennale. Peter Miller est également représenté la Biennale di Venezia de cette année grâce l‟un de ses travaux, largement admiré. Auparavant, son travail a été montré au Palais de Tokyo et au Centre Pompidou de Paris ainsi qu‟au New Museum de New-York. Pour Paris Photo 2017, Crone donne un aperçu général du spectre des travaux de l‟artiste en montrant ses photogrammes, luminogrammes, polaroids et collages.

 

TIMM RAUTERT – Deutsche in Uniform
Né à Tuchola, Pologne, en 1941 ; vit et travaille à Essen > Berlin PARROTTA, Stuttgart

Timm Rautert a étudié la Folkwangschule d‟Essen au temps d‟Otto Steinert, de 1966 à 1971. Rautert est largement connu pour son projet révolutionnaire “Bildanalytische Photographie”, une grammaire de la photographie, et sa série documentaire conceptuelle. Tous deux font parties des collections de nombreux musées d‟envergure. Après la réunification allemande, Rautert est nommé professeur de 1993 à 2006, la “Hochschule für Grafik und Buchkunst” (Academy des Arts Visuels) de Leipzig. De nombreux étudiants placés sous sa direction sont aujourd’hui reconnus dans le monde de l‟art. En 2008, Rautert fut le premier photographe à recevoir le Prix Lovis-Corinth pour l‟ensemble de son œuvre. Timm Rautert a réalisé l‟ensemble des photographies de sa série Deutsche in Uniform (Allemands en uniformes) en 1974. Conçues comme des œuvres indépendantes, certaines photographies furent d‟abord publiées en 1975 dans le ZEITmagazin (No. 11, 7 mars 1975). Ici, à PRISMES, et contrairement au livre publié par Steidl en 2006, les photographies en noir et blanc – réalisées en parallèle de ses travaux en couleur Ŕ sont montrées pour la première fois au public. Bien que Rautert ait pris la plupart de ses photos dans son ancien studio de Düsseldorf, certaines d‟entre elles furent également prises sur les lieux de travails respectifs de ses sujets. Pour toutes les photos, il a utilisé un appareil photo moyen format, des flashs de studio et des négatifs couleurs comme noir et blanc. Les tirages à développement chromogène(C-prints) des années 90 existent en cinq exemplaires. Cette série unique de photos en noir et blanc (40 x 30cm) sont des originales, imprimées par le photographe lui-même en 1974. Les citations et les informations inscrites au dos des photos sont extraites des notes prises par Timm Rautert durant ses entretiens avec les sujets de ses portraits. Deutsh in Uniform est éditée pour la première fois en intégralité dans un nouveau livre. Ce livre sera publié en 2017 par Steidl et son lancement se fera à PARIS PHOTO. –

 

VICTOR BURGIN – US 77
Né à Sheffield, Royaume-Uni, en 1941 ; vit et travaille à Essen et Berlin > THOMAS ZANDER, Cologne

Depuis les années 60, Victor Burgin est une importante figure de l‟art conceptuel, tant comme artiste que théoricien. Né à Sheffield en 1941, il devient célèbre pour ses photos et écris conceptuels, largement repris dans le contexte du Art and Language Movement. Dans de nombreux essais et monographies, il situe son travail la croisée de l‟histoire, de la sémiotique et de la psychologie, assumant l‟influence de penseurs et philosophes tels que Karl Marx, Sigmund Freud, Michel Foucault et des structuralistes. L‟esthétique de Burgin comprend des motifs venus de la psychanalyse et du structuralisme et oscille entre le conflit politique et le désir esthétique/plastique. US 77, l‟une de ses premières et plus importantes séries photographiques, allie Ŕ comme souvent chez l‟artiste – du texte à des photographies en noir et blanc de la culture Américaine, semblables celles que l‟on trouve sur les pages glacées des magazines. Contrairement aux apparences, ce ne sont pas les images glanées dans la presse qui constituent les œuvres mais bien des photographies méticuleusement composées, dans lesquelles la position noir et blanc du texte par rapport l‟image sont soigneusement définies. Le texte et la photographie partagent des caractéristiques communes que le spectateur est invité à décoder et à analyser. Ces paysages, presque typiques, témoignent des changements socioculturels américains dans les années 70 tandis que le style photographique situe l‟individu au cœur d‟un monde régi par les médias. US 77 est la première série de l‟artiste comprenant une des caractéristiques majeures du reste de son œuvre : un examen critique de la fétichisation des femmes comme objets du désir masculin. –

 

WILHELM SCHÜRMANN
Né à Dortmund, Allemagne, en 1946 ; vit et travaille à Kohlscheid et Berlin > ONLY PHOTOGRAPHY, Berlin

Wilhem Schürman est photographe, curateur, et collectionneur d‟art contemporain. Co-fondateur de l‟une des toutes premières galeries dédiées la photographie en Allemagne en 1973, il la quitte dès 1977. Entre 1981 et 2011, il est professeur l‟Université des Sciences Appliquées de Aix la Chapelle. Aujourd‟hui, son travail se trouve notamment au MoMA de New York, au Getty Museum de Los Angels, au sein de la Ludwig Collection de Cologne et au Folkwang Museum à Essen. Ces thèmes de prédilection trouvent à la fois leurs origines dans son environnement à Berlin et à Kohlsheid, mais également auprès de son proche voisinage en Belgique et aux Pays-Bas. Ses séries consacrées à l‟architecture peuvent être considérées comme la topographie de l‟Allemagne d‟après-guerre. Wilhelm Schürman est depuis retourné arpenter les rues, capturant celles-ci à la moindre occasion. Only Photography retrace l‟occasion de Paris Photo, la carrière de Wilhelm Schürmann, depuis ses débuts en noir et blanc dans les années 70 jusqu‟à ses travaux couleur réalisés récemment. La plupart de ses œuvres seront présentées en série afin de mettre en avant son regard singulier sur le monde. Des années 70 aux années 90, Schürman produit peut et essentiellement en noir et blanc. En 2012 il prend un nouveau départ, cette fois en numérique et en couleur. Avec la confrontation entre ses premiers et ses nouveaux travaux, Only Photography montre que si les couleurs ont changé, les sujets eux sont restés les mêmes.

 

ZOOM > LES 29 SOLO SHOWS

 

ARNOLD ODERMATT Né à Oberdorf, Suisse, en 1925 ; vit et travaille à Oberdof > SPRINGER, Berlin.* SPRINGER présente pour la première fois à Paris Photo, le travail du policier suisse Arbold Odermatt. Au début des années 1990, son fils, le réalisateur Urs Odermatt, découvre des décennies d‟archives photographiques. Il devient l‟éditeur de l‟ensemble de ses livres, la plupart publiés par Steidl Verlag. En 2001, Harald Szeemann expose une sélection d‟œuvres d‟Odermatt la Biennale de Venise, et les expositions internationales se succèdent. Springer présente à Paris Photo des œuvres couvrant quatre décennies, dont quelques rares « karambolages » en noir et blanc, ou encore des travaux de son nouvel ouvrage, After Work, ainsi que de la série On Duty.
BORIS MIKHAILOV – Red Né à Kharkiv, Ukraine, en 1938 ; vit et travaille à Berlin et Kharkiv > SUZANNE TARASIEVE, Paris. « A l’époque soviétique il était très populaire de photographier un grand groupe de personnes : à l’usine, dans les champs, à l‟école… Cela s’appelait le « portrait collectif », la photo des personnes qui travaillent ensemble. Dans la série Remake of the Soviet collective portrait (2011), les gens s’aident les uns les autres pour prendre la photo, et cela est véritablement un « portrait collectif ».
DANA LIXENBERG – Imperial Courts Née à Amsterdam, Pays-Bas en 1964 ; vit et travaille à Amsterdam et New York > GRIMM, Amsterdam. Dana Lixenberg est arrivée à Los Angeles en 1992, avec pour mission de couvrir pour un magazine néérlandais la reconstruction de la ville après les émeutes qui avaient suivi le verdict acquittant quatre officiers de police blancs ayant passé à tabac un automobiliste noir américain, Rodney King. A son retour Dana Lixenberg a envie d’en savoir plus sur la culture des gangs, et sur la vie dans des logements sociaux d’Imperial Courts. Durant 22 ans, elle dressera le portrait et la vie de ces résidents. Pendant qu’elle travaillait sur son projet initial, Lixenberg avait rencontré les membres de la Black Carpenters Association (un collectif d’entrepreneurs et d’activistes), qui l’ont, à leur tour, présentée à Tony Bogard, l’un des chefs du gang PJ Watts Crips  de l’Imperial Court. Malgré sa réticence initial Bogard a fini par présenter à Lixenberg plusieurs des résidents qui y habitaient.
DENIS ROUVRE – Contemporary Heroes Né à Espinay sur Seine, France, en 1967 ; vit et travaille à Paris > PROJECT 2.0, La Haye. Spécialisé dans l’art du portrait, Denis Rouve collabore avec les principaux titres de presse : Le Monde, Elle, GQ, L’Équipe, Télérama, L’Express, Le Nouvel Obs, Libération, ou encore The New York Times Magazine. Il fut exposé aux Rencontres d’Arles en 2005. Son travail sur les rescapés du tsunami au Japon a été publié dans The New York Times Magazine et lui a valu un 3e prix World Press Photo 2012 Portraits isolés. Il a reçu un 2 e prix World Press Photo 2013 pour sa série Sumo, un Hasselblad Masters en 2012, un 2e prix Sony World Photography Award 2011 pour sa série After meeting et un 2e prix World Press Photo 2010 pour sa série Lamb. Un certain nombre de ses séries personnelles, des enquêtes sur le pouvoir et la fragilité de l’homme, ont été exposées partout dans le monde et maintenant pour la première fois à Paris Photo.DETLEF ORLOPP – DETLEF ORLOPP 50 years Né à Elbing, Prusse occidentale, en 1937 > PARROTTA, Stuttgart. Alors Detlef Orlopp fête cette année ses 80 ans, la galerie Parrotta lui rend hommage à travers un accrochage qui rassemble une sélection de grands tirages vintage 60×50 cm, réalisés ces 50 dernières années. Detlef Orlopp a étudié à la Staatliche Höhere Fachschule für Photographie de Cologne et à la Staatliche Schule für Kunst und Handwerk de Saarbrücken sous la direction de Otto Steinert, qu’il a suivi à Essen en 1959 en tant qu’assistant à la Folkwangschule. En 1973, Orlopp est devenu professeur à la Werkkunstschule Krefeld, où il continue à travailler jusqu’à sa retraite. En 2015, le musée Folkwang Essen consacre à Detlef Orlopp une grande rétrospective constituée essentiellement d‟acquisition faites par le musée. –
EDGAR MARTINS – Siloquies and Sololoquies on Death, Life and Other Interludes Né à Evora, Portugal, en 1977 ; vit et travaille au Royaume-Uni > MÉLANIE RIO, Nantes. Produit en collaboration avec l‟Institut Médico-Légal du Portugal, ce projet analyse les contradictions inhérentes à la représentation de la mort. La photographie a un rôle central dans notre relation à la mort, même si l’incapacité des médias d‟aller au-delà d‟une glorification du « gore » conduit des omissions dont les conséquences sont loin d‟être anodines. Ce projet tente de comprendre notre rapport à la mort, plus particulièrement à la mort violente et au suicide, et le rôle de la photographie dans ce processus. Martins dévoile avec cette série un intérêt croissant pour une pratique moins littérale de la photographie.
GUY BOURDIN – Guy Bourdin : The Masters within a Master Né à Paris en 1928 ; décédé en 1991 à Paris > LOUISE ALEXANDER, Porto Cervo. Guy Bourdin est l‟un des photographes de mode les plus adulés de ces 40 dernières années. Il expose ses œuvres dès 1954 et commence publier ses photographies de mode dans Vogue en 1955, inaugurant ainsi une collaboration qui allait se poursuivre plus de trente ans. L‟extrême sensualité des images mêlée aux mises en scène surréalistes a révolutionné le domaine de la photographie de mode. Grand photographe de mode et de publicité, Guy Bourdin a marqué la photographie des années 60. Dans les années 50, Bourdin expose et publie ses photographies de rue en noir et blanc sous le pseudonyme anglais d‟Edwin Hallan. Un alter ego de Bourdin dont le nom évoque celui d‟adoption d‟Edgar Allan Poe, un choix qui prend tout son sens lorsque l‟on sait quel point l‟esprit du premier imprègne l‟œuvre du second.
ILSE BING Née à Francfort, Allemagne, en 1899 ; décédée en 1998 à New York > KARSTEN GREVE, Paris Le travail de Isle Bing est avant tout marqué par son attachement affectif au Leica. Le petit appareil l‟accompagne dès 1929, et restera son partenaire pendant plus de deux décennies : « Je sentais que cet appareil photo devenais une extension de mes propres yeux et suivait chacun de mes mouvements ». Avec son utilisation de vues rapprochées, de perspectives audacieuses récurrentes, de cadrages non conventionnels, et de vues géométriques détaillées, les motifs ressortent isolés voire même aliénés de leur contexte d‟origine. Elle a également découvert un type de solarisation des négatifs différent du procédé développé par l‟artiste Man Ray. Ilse Bing quitte son pays natal en 1930 pour Paris où elle reste jusqu‟en 1941, lorsqu‟elle fuit la Seconde Guerre Mondiale avec son mari et s‟installe New-York. Sa technique extraordinaire et la qualité de ses œuvres photographiques, attire l‟attention du monde de l‟art dans les années 1930. Elle se construit une réputation d‟excellente photojournaliste et photographe de mode en particulier en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. En 1936, son travail est sélectionné pour la 1ère exposition de photographie moderne au Louvre, puis en 1937 ses photographies font partie de l‟exposition événement « Photography 1839 Ŕ 1937 » au Museum of Modern Art de New-York. Dans les années 1970, son travail est redécouvert et a depuis été exposé de nombreuses fois. Aujourd‟hui, son travail est présent dans les collections de plusieurs musées de premier plan, comme le Metropolitan Museum of Art et le Museum of Modern Art à New York, le San Francisco Museum of Fine Art et le Art Institute of Chicago.
KARL HUGO SCHMÖLZ Né à Weissenhorn, Allemagne, en 1917 ; décédé en 1986 à Lahnstein, Allemagne > VAN DER GRINTEN, Cologne. À l’occasion du centième anniversaire de Karl Hugo Schmölz, la galerie Van der Grinten présente à PARIS PHOTO une large sélection de tirages vintage des années 50. Karl Hugo Schmölz est reconnu pour l’importance de son œuvre photographique, et pour sa place dans l’histoire de la photographie allemande. Sa capacité exceptionnelle à saisir en une image toutes les caractéristiques architecturales d’une pièce, d’un bâtiment ou d’un espace, de jour comme de nuit, présente aussi une synthèse parfaite entre perfection technique et composition.
LISE SARFATI – Oh Man Née à Oran, Algérie, en 1958 ; vit et travaille à Paris et Los Angeles > PARTICULIÈRE- FOUCHER-BIOUSSE, Paris La nouvelle série de Lise Sarfati Oh Man nous amène au cœur de Los Angeles étrangement déserté. Des hommes seuls se déplacent comme sans but. Le soleil est haut, les rues presque vides sont baignées d’une lumière franche. Les silhouettes de ces hommes inconnus et flegmatiques se détachent de la toile de fond caractéristique de la ville. La position centrale des corps confère à ces silhouettes une importance extraordinaire et nouvelle dans le travail de Lise Sarfati. Ces photos, dénuées de tout effet anecdotique ou narratif, sont comme de longs travelling ouvrant la voie aux protagonistes sur fond d’angles de rues et d’entrepôts.
MARCELO BRODSKY Né à Buenos Aires, Argentine, en 1954 HENRIQUE FARIA, New York > ROLF ART, Buenos Aires Marcelo Brodsky, artiste et activiste des droits de l’Homme, travaille à partir d’images et de documents d’événements spécifiques pour enquêter sur des questions sociales, politiques et historiques plus générales. Dans 1968 : Le Feu des idées, Marcelo rassemble des photographies d’archives de diverses manifestations politiques dans la rue qui ont eu lieu à la fin des années soixante, dans les différentes zones de conflit, et qui ont marqué la suite de l‟histoire et constitué des points d‟inflexion.
MASAO YAMAMOTO Né à Gamagori City, Japon, en 1957 > ETHERTON, Tucson. Etherton propose une exposition réunissant les travaux récents de l‟un des plus importants photographes japonais contemporain, Masao Yamamoto, et plus particulièrement son dernier projet Tori (2016) ainsi que d‟autres projets menés sur le long terme tels que A Box of Ku, Nakazora et Kawa=Flow. Bien qu‟il ait été le sujet de plus d‟une centaine d‟expositions depuis le début de sa carrière en 1993, et que ses œuvres soient conservées dans les plus grandes institutions à travers le monde, Yamamoto n‟a jamais fait l‟objet d‟une exposition à Paris Photo, l‟occasion de découvrir le travail de cet important photographe japonais, approchant la photographie comme une expérience visuelle et tactile à travers ses petites argentiques sur gélatine, volontairement froissée et délicatement teintées et colorées. –
MATHIEU BERNARD REYMOND – Transform Né à Gap, France, en 1976 > BAUDOIN LEBON, Paris Le premier volet de Transform a été créé partir d‟images réalisées par Mathieu Bernard-Reymond dans les centrales hydrauliques et nucléaires. Les notions de production et de transformation dictent le fonctionnement des lieux photographiés et le processus de création des images. Les prises de vue effectuées sur place ont fait l‟objet de plusieurs mutations, passant de vues architecturales documentaires à des clichés restructurés en postproduction, pour enfin se muer en images abstraites. L‟exposition ceci d‟original qu‟elle donne voir ces différents stades de création dans un accrochage où ils se superposent
MATTHIAS BRUGGMANN Né à Aix-en-Provence, France, en 1978 ; vit et travaille à Lausanne > POLARIS, Paris. Polaris présente une exposition monographique du travail de Matthias Bruggmann. Diplômé de l‟Ecole de photographie de Vevey et est lauréat du Prix Elysée 2016 – 2018, Mathias Bruggmann respecte les normes arbitraires du photojournalisme, tend à la déconstruction des normes de représentation dans la photographie du réel par la représentation de situations et d‟endroits compliqués. Son travail nous interroge sur l‟état du monde, le climat géopolitique et la valeur documentaire de la photographie dans ce contexte. Le travail présenté par la galerie Polaris couvre une période de 14 ans, commençant avec l’invasion de l’Irak en 2003, puis la prise de Mogadiscio par des Islamistes radicaux, et les conflits actuels au Moyen Orient. –
MIKI KRATSMAN – Targeted Killing Né à Buenos Aires, Argentine, en 1959 > CHELOUCHE, Tel Aviv. Après son service militaire dans les Territoires Palestiniens Occupés, Miki Kartsman devient photojournaliste, et travaille pour différents journaux et magazines israéliens et occidentaux. La série Targeted Killing réalisée en 2010, est la première œuvre de fiction de Kartsman. Targeted Killing reprend le terme utilisé par les Forces Israéliennes de Défense (FID) pour désigner les assassinats ciblés de « terroristes », résistants ou présumés tels. Les photographies réalisées par Kartsman ressemblent aux images de propagande que les autorités israéliennes diffusent parfois après leurs assassinats ciblés. Pour renforcer son propos, réalise cette série en utilisant lentille spéciale normalement utilisée par les drones des FID. Il en résulte une séquence illusoire, montrant en images la stratégie de soupçon, celle qu‟aux yeux de l‟état israélien, tout arabe est suspect, et donc que, du point de vue de la morale de l‟état israélien, « shooter » (tirer et/ou photographier) est justifié.
OLGA CHERNYSHEVA Née à Moscou, Russie, en 1962 ; vit et travaille à Moscou > TEMNIKOVA & KASELA, Tallinn* DIEHL, Berlin. Les travaux de Olga Chernysheva présentés cette année à Paris Photo, témoignent de ses sujets de prédilection : la tension créatrice entre images et histoires, le commun et l‟inattendu, l‟unique et le multiple. Chernysheva affirme et questionne à la fois la croyance Russe selon laquelle les arts visuels servent à illustrer les changements sociaux, à « peindre la vie moderne » pour reprendre les mots de Charles Baudelaire. Quel est le meilleur moyen de témoigner ? Par l‟engagement, ou le détachement ? Il nous faudrait toujours essayer de déceler les dissonances entre ce qui est dit et ce que l‟œil perçoit. –
PAYRAM Né à Téhéran, Iran, en 1959 ; vit et travaille à Paris > MAUBERT, Paris* Chassé d‟Iran en 1983 par la révolution islamique, Payram développe un travail photographique autour de la fragilité de sa condition d‟exilé qu‟il met en parallèle avec celle du médium argentique. Savon, Métal, Pierre relate ses déplacements en Syrie, il y a 15 ans. La lumière d‟une époque révolue se cristallise sur les polaroids instantanés et uniques. En 2017, l‟heure o le pays est l‟agonie, Payram propose une fouille archéologique de la mémoire, réinterprétant les négatifs dans de grands tirages noirs et blancs dont il est le spécialiste mondialement reconnu.
PHILIPPE DE GOBERT – New-York, L’invitation au Voyage Né à Bruxelles, Belgique, en 1946 ; vit et travaille à Bruxelles > ALINE VIDAL, Paris. En 2016, Philippe De Gobert, nominé au Prix de la Salomon Foundation, se rend pour la première fois à New York. Son approche de la ville était jusqu’alors essentiellement livresque. En voyageur immobile, il construit des maquettes d’ateliers sans avoir jamais voyagé. Arrivé à New York dans la réalité de la ville, il choisit de documenter les paysages visibles par les fenêtres des ateliers. Pour ce faire, il emprunte systématiquement les lignes de métro aérien permettant d’en avoir une perspective à bonne hauteur, évitant ainsi les déformations d’une contre-plongée comme le sont la plupart des images clichés et vertigineuses de Manhattan. –
RAGHU RAI – A Landand its People : Vintage Raghu Rai Né à Jhang, Pakistan, en 1942 ; vit et travaille à Delhi > TASVEER, Bangalore. Photographe indien parmi les plus connus et reconnus, Raghu Rai commence sa carrière de photographe en 1965. En 1971 Henri Cartier-Bresson découvre son exposition à Paris, à la Galerie Delpire. Impressionné par son talent, Bresson le prend sous son aile. Il l‟invite rejoindre l‟agence Magnum, devenant ainsi le 1er indien (et jusqu‟ récemment, le seul) intégrer la prestigieuse agence de photographie. Pendant cinquante ans, Raghu Rai a travaillé sur plusieurs sujets. Il est particulièrement connu pour ses photographies de rues, son travail de documentation photo-journalistique (notamment la Catastrophe du Bhopal) et ses portraits de personnalités du monde politiques, social et culturel. Ses œuvres font partie de la collection permanente de la Bibliothèque Nationale de France. Raghu Rai a été décoré de la Padma Shri – la 4ème plus haute décoration civile du gouvernement indien, attribuée pour la 1ère fois à un photographe Ŕ et a été fait Officier des Arts et des Lettres en France. La galerie Tasveer présente pour Paris Photo ses tirages vintages gélatino-argentique.
RINKO KAWAUCHI – Halo Née à Shiga, Japon, en 1972 ; vit et travaille à Tokyo > CHRISTOPHE GUYE, Zurich Avec Halo, Rinko Kawauchi poursuit son exploration de la spiritualité initiée en 2013. La série est composées de trois sections qui se croisent. La 1ère porte sur les oiseaux migratoires que l‟on retrouve l‟hiver en europe « les petits groupes d‟oiseau se regroupent pour former un unique corps collectif, l‟image de la société humaine. Leurs trajectoires créent l‟apparence d‟une grande ombre en mouvement ». Une autre partie représente le festival DaShuhua en Chine. Les participants jettent du métal fondu sur les murs de la ville pour provoquer des étincelles et imiter les feux d‟artifices. « Chaque journée est un contact d‟une certaine manière Ŕ sans doute c‟est naturellement que ce rituel rappelle quelque chose de la lutte quotidienne. » Pendant les dix mois du calendrier lunaire japonais, les dieux shintoïstes se réunissent dans la région d’Izumo, où un festival accueille les dieux avec des flammes sacrées illuminant les rives. « Le sombre océan me demandait : l‟avez-vous trouvé ? Les lumières se reflétaient sur les gouttes de pluie de même que les prières des croyants prenaient forme et se reflétaient également. »
ROMAIN MADER – Ekaterina Né en Suisse en 1988 ; vit et travaille à Zurich > DIX9 – HÉLÈNE LACHARMOISE, Paris. Le solo show de Romain Mader, lauréat du Prix Paul Huf 2017 pour sa série Ekaterina, est consacré au roman photo d‟une quête de fiancée dans la ville imaginaire d’Ekaterina, peuplée uniquement de femmes. Entre réalité et fiction, le génie de l‟œuvre tient l‟humour et l‟ironie avec lesquelles Mader traite de sujets sérieux : solitude, amour, exploitation du corps féminin. Performant lui-même pour la caméra, Mader joue avec l’esthétique de la photographie documentaire et des clichés publicitaires tels ces femmes posant ou ces immeubles à l’allure de châteaux. – SHIGERU ONISHI – Photography With Topology Né au Japon en 1928 ; décédé en 1994 MEM, Tokyo Shigeru Onishi était mathématicien et photographe / artiste. Il a publié Super Function Theory (1970), y compris son texte Une étude de MetaInfinite, tous deux issus de la topologie. Onishi a créé l’illustration comme pratique mathématique basée sur sa théorie Meta-Infinie en utilisant plusieurs techniques telles que l’exposition multiple, la tonification et la technique de développement spécial dans la chambre noire. L’artiste a utilisé des coups de pinceau sur papier photographique dans le processus de développement pour créer des touches spéciales. –
SIGMAR POLKE A solo Presentation of Unique Photographs Né à Olésnica, Pologne, en 1941 ; décédé en 2010 à Cologne >SIES + HOKE, Düsseldorf* KICKEN, Berlin. Internationalement reconnu en tant que de peintre, le travail photographique de Polke a souvent été éclipsé de sa carrière, bien qu‟il y accordait une grande importance. Pour Polke, l‟appareil photo était un outil essentiel, tout comme un crayon ou un pinceau. À l‟image de ses tableaux et ses dessins, ses photographies révèlent avec humour et dérision, ses points de vue critiques sur la politique et la société et ses recherches métaphysiques sur l’alchimie.
TEUN HOCKS Né à Leyde, Pays-Bas, en 1947 PACI, Brescia Alors que le Musée Coda d‟Amsterdam célèbre l‟œuvre de Teun Hocks travers une importante rétrospective, la galerie PACI consacre son stand aux dernières œuvres de l‟artiste Hollandais. Auteur d’une photo-peinture surréaliste et humoristique Teun Hocks est un artiste protéiforme. Performer, photographe et peintre, Teun Hocks utilise différents langages artistiques d’une façon très originale, en créant des images qui mêlent dessins, photos et tableaux mais également scénographies théâtrales et fragments d’histoire.
SUSAN MEISELAS Née aux Etats-Unis en 1948 ; vit et travaille à New York DANZIGER, New York Danziger présente un solo show de Susan Meiselas et sa célèbre série Carnival Strippers. De 1972 à 1975, Susan Meiselas passa ses étés à photographier et interviewer des stripteaseuses de carnaval. Suivant leurs représentations de ville en ville, Meiselas photographia les performances publiques des danseuses et leur vie en coulisse dans un style unique associant photojournalisme et beaux-arts. Son travail singulier attira l‟attention de Magnum Photos. Il s‟agit de la première présentation de ces photographies à Paris.
THOMAS BANGSTED Né au Danemark en 1976 ; vit et travaille à New York TOM CHRISTOFFERSEN, Copenhague* Les travaux de Thomas Bangsted explore les notions du camouflage disruptif naval, aussi connu sous le nom de camouflage Dazzle (Dazzle signifiant « embrouiller » en anglais). Il s‟agit d‟une technique de camouflage destinée à protéger un navire des tirs d’artillerie et de torpilles, en empêchant l’adversaire d’estimer avec précision sa position et son cap. Thomas Bangsted a passé des années à faire des recherches sur le sujet, à la recherche des vestiges éparses de la flotte navale des deux guerres mondiales. Les souvenirs de ces motifs de camouflage ont disparu depuis longtemps du souvenir collectif. Aujourd‟hui seuls quelques navires ont subsisté mais la plus part d‟entre eux ont repris une apparence standards aux tons bleus et gris. Grâce à un processus complexe, Bangsted a développé une technique qui lui permet de recréer, de manière réaliste, ces modèles oubliés de Dazzle dans des photographies méticuleuses, représentant les derniers navires restants.
TOBIAS ZIELONY – Maskirovka Né à Wuppertal, Allemagne, en 1973 > KOW, Berlin. La galerie KOW présente le nouveau travail de Tobias Zielony Maskirova, produit en Ukraine entre 2016 et 2017. Celui-ci se concentre sur la scène underground et techno à Kiev, au lendemain de la révolution de 2013. Le terme « maskirovka » (en russe : Маскировка, littéralement : camouflage) est l’art russe de la désinformation militaire. Les soi-disant « martiens » qui ont occupé la Crimée et ont aidé les forces pro russes en Ukraine de l’Est étaient en fait des forces spéciales russes qui portaient des masques pour cacher leur identité et commencer une guerre hybride qui n’a jamais été officiellement déclarée.
TOM WOOD Né en Irlande en 1951 ; vit et travaille au Pays de Galles > SIT DOWN, Paris* La galerie SIT DOWN présente sur son stand des tirages inédits de Tom Wood issus de ses dernières publications : The DPA Work (éditions Steidl) Shopping Market (éditions Stanley Barker), The Pierhead/L‟embarcadère (éditions GwinZegal) ainsi que des tirages iconiques de ses séries emblématiques : Looking for Love, All zones off peak, Photieman et Men & Women. Les tirages couleurs exposés sont des tirages analogiques. Pour les noir et blanc, il s‟agit de tirages au sélénium réalisés par Tom Wood parmi lesquels figurent également des tirages vintage.
VANESSA BEECROFT – A Retrospective Of Vanessa Beecroft’s Photographic Work Née à Gênes, Italie, en 1969 ; vit et travaille à Los Angeles > CAROLINE SMULDERS, Paris LIA RUMMA, Milan* Cette année, la galerie Caroline Smulders s‟associe la galerie italienne Lia Rumma pour présenter des œuvres de Vanessa Beecroft. Pour Paris Photo le stand accueille un ensemble de Polaroids de l‟artiste, de 1993 aujourd‟hui, ayant fait l‟objet d‟une exposition personnelle au Palazzo Reale à Milan (2016). A découvrir également une sélection d‟œuvres majeures de l‟artiste qui retracent quelques-unes de ses performances les plus spectaculaires

 

 

 

 

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