Diane Venet au MAD > Bijoux d’artistes

Diane Venet au MAD > Bijoux d’artistes

Anish Kapoor > Bague Two sided ring, 2005. Or blanc et rose.

 

De Calder à Koons, bijoux d’artistes :

la collection idéale de Diane Venet

De Alexander Calder à Jeff Koons, en passant par Max Ernst, Pablo Picasso, Niki de Saint Phalle, César, Takis, ou encore Louise Bourgeois, nombreux sont les artistes modernes et contemporains à s’être intéressés de près au bijou. Diane Venet, collectionneuse de bijoux d’artistes depuis plus de 30 ans, nous fait partager sa passion pour ces œuvres miniatures qui souvent accompagnent le langage plastique de l’artiste. Sa collection, riche de 230 pièces, associée à des prêts exceptionnels de galeries mais aussi de collectionneurs et de familles d’artistes, illustre, de façon chronologique et thématique, le travail de 150 artistes français et internationaux. Lors de cette promenade muséale, du 7 mars au 8 juillet 2018, les bijoux de Diane Venet entrent en résonance avec des œuvres plastiques plus monumentales permettant de varier les échelles, les rythmes et d’annuler les hiérarchies. L’infiniment petit rejoint l’infiniment grand. L’ensemble de la scénographie a été confiée à l’architecte d’intérieur Antoine Plazanet et aux graphistes ÉricandMarie. Le Musée des Arts Décoratifs se réjouit de montrer ainsi ce qu’il est possible de dévoiler comme la plus belle des collections idéales.

Alexander Calder > Boucle de ceinture vers 1940. Pièce unique.

Diane Venet, épouse du sculpteur Bernar Venet, se souvient de l’origine de sa collection devenue une référence : « Ma passion pour le bijou d’art est née le jour où Bernar s’est amusé à enrouler autour de mon annulaire gauche une fine baguette d’argent pour en faire une alliance… Ce geste, attendrissant dans sa spontanéité a eu un autre effet sur moi, celui de me faire découvrir l’univers trop peu connu de ces bijoux d’art uniques, précieux pour leur rareté et leur charge symbolique souvent à l’origine de leur création ». Quelle est la particularité d’un bijou d’artiste ? Porter un tel bijou n’est pas un acte anodin. C’est s’approprier en quelque sorte un peu du génie de l’artiste qui l’a créé et le magnifier en une vie nouvelle. Objet de curiosité, sujet de conversation, il révèle chez celle ou celui qui le porte un désir de singularité. Il n’appartient ni à l’univers de la haute joaillerie, ni à celui du bijou fantaisie, ni même à celui des paruriers, apparu à l’instigation d’Elsa Schiaparelli ou de Gabrielle Chanel. Le bijou d’artiste n’est pas non plus associé aux créateurs indépendants du bijou contemporain qui conçoivent autant qu’ils réalisent, et considèrent l’objet comme un champ d’expression à part entière. Geste d’affection, souvent conçu pour un proche, il est l’œuvre de plasticiens, de peintres ou de sculpteurs pour lesquels cette pratique est occasionnelle, souvent inhérente à leur mode de création. Rares sont les artistes qui réalisent euxmêmes leurs bijoux. Harry Bertoia, John Chamberlain, Louise Nevelson, Claude Viallat, ou Alexander Calder font figure d’exception, ce dernier transformant le moindre fil de cuivre, d’or ou d’argent en parures destinées à ses proches. Les bijoux d’artistes façonnés dans des matériaux traditionnels : or, argent, bronze, émail ont été réalisés pour la plupart par des orfèvres. L’atelier de François Hugo met en lumière son travail qui consiste à retranscrire en broches et pendentifs les découpages de Jean Arp, les Crétoises de Derain ou encore, la fantaisie de Dorothea Tanning. Sans oublier l’atelier de Giancarlo Montebello à Milan qui a édité les plus célèbres : les frères Pomodoro, Man Ray, Pol Bury, ou la muse des Surréalistes, Meret Oppenheim, puis Niki de Saint Phalle. Les artistes d’avant-garde ouvrent le parcours avec la représentation du « Portrait ». Picasso, fasciné par le potentiel sculptural des matériaux en deux dimensions, saisit avec une grande économie cette thématique, Derain transpose dans ses têtes en bronze « bijoutées » son admiration pour le Bénin.
 
 

Arman > Broche Inclusion, 1972. Clous en acier,

résine polyester, argent. Pièce unique.  

Les idées provocatrices des Surréalistes sont évoquées sous le titre « Rêve et fantaisie » avec le masque perforé de Man Ray, les bijoux de Salvador Dalí, l’univers onirique de Jean Cocteau ou de Léonor Fini. L’exposition se poursuit avec une vision plus transversale et résolument contemporaine du bijou autour des « Métamorphoses de la nature ». Cette veine naturaliste s’exprime avec Lowell Nesbitt qui traite le sujet de la fleur de façon monumentale pour en dépasser la beauté ou Giuseppe Penone avec l’empreinte de sa main sur une feuille d’or. Le « Memento mori » est évoqué avec Wim Delvoye, qui questionne le religieux dans ses pendentifs de crucifix en forme d’anneau de Moebius. « La Couleur » est illustrée par Grayson Perry qui transpose dans le bijou et la céramique ses avatars féminins. Niki de Saint Phalle, quant à elle, traduit à l’échelle du bijou l’image forte et ludique de ses célèbres Nanas. Parler du bijou, c’est aussi évoquer le « Corps contraint » avec le collier en laine surdimensionné de l’artiste japonaise Yayoi Kusama, ou la broche d’Orlan qui transcende les codes de la beauté en se référant à la série des Self hybridation. Les grands mouvements modernes et contemporains sont également représentés. L’Art abstrait est illustré par l’univers poétique de Fausto Melotti et les surfaces monochromes lacérées de Lucio Fontana, déclinées sur ses bracelets. Le Pop Art, de Roy Lichtenstein à Robert Rauchenberg, dépeint avec humour et ironie « L’American way of life ». Les Nouveaux Réalistes, César et Arman, empruntent sous forme de compressions et d’accumulations les symboles de la consommation. Pol Bury évoque l’Art Cinétique avec l’insertion d’éléments mobiles dans ses bijoux. Takis formule des propositions originales sur le magnétisme. L’Art minimaliste et conceptuel est convoqué avec les bagues uniques de Sol LeWitt réalisées pour ses filles. Enfin, l’art intemporel de Pierrette Bloch duplique ses motifs à l’infini. L’exposition s’achève sur une scène contemporaine anglaise très active, la Young British Artists, à l’instar de Damien Hirst ou les frères Chapman, artistes et grands provocateurs apparus dans les années 1990. Elle est aussi internationale avec les bijoux d’Erwin Wurm ou d’Ai Weiwei. La scène française est représentée par Claude Lévêque ou JeanLuc Moulène qui ont réalisé, à la demande de Diane Venet, des bijoux inédits. Non exhaustive, subjective et poétique, dictée par des coups de cœur, cette exposition est à l’image de l’histoire du Musée des Arts Décoratifs et de la passion de Diane Venet pour la création : multiforme, ludique et exigeante.
« Mon musée intime et le plaisir de partager » par Diane Venet :  Œuvres miniatures, conçues pour un être aimé, destinées à un marché restreint de connaisseurs, ces bijoux sont aussi pour les artistes l’occasion de se confronter à des contraintes de matériau ou d’échelles différentes. Toutes ces œuvres, et tant d’autres, constituent un musée miniature qui se porte au poignet, au cou ou au doigt. Elles proposent un regard nouveau sur cette création qui adapte le vocabulaire plastique de l’artiste aux exigences évidentes du bijou, telles que la taille, le poids, la portabilité… Parce qu’elles racontent une certaine histoire de l’art, faite d’exclusivité et de passion, ces œuvres ont, me semblet-il, une place particulière à occuper dans les musées. À première vue, peu ou rien ne les distingue des sculptures dont elles sont souvent les formules réduites, mais leur raison d’être, ainsi que leur destination, leur dimension et plus particulièrement la proximité valorisante qu’elles impliquent avec le corps en font des objets d’art à part entière. Ces bijoux sont en effet conçus pour être portés, même si certains sont éphémères ou très délicats. Lorsque j’en choisis un dans ma collection pour une occasion particulière, je suis toujours très sensible à sa proximité, à la relation d’intimité que cette forme entretient avec l’art… L’histoire de ma collection est donc en grande partie celle de mes amitiés dans le milieu de l’art. Elle est aussi le fruit de mes voyages au cours desquels je traque la pièce rare. Il est en effet très fréquent que la trace de certains bijoux d’artistes soit perdue. Je mène donc l’enquête, au gré de mes rencontres, essayant de suivre la piste mystérieuse de ces objets de désir. Je collectionne donc des formes, des partis pris esthétiques mais aussi des récits de vie. Ces œuvres resplendissent de l’amour, de l’amitié, du défi qui ont présidé à leur création. Il n’en fallait pas plus pour que ma passion évolue en collection, et mon plaisir est aujourd’hui d’offrir, à mon tour, ces bijoux au regard des autres.   Les histoires de l’orfèvrerie et de la création artistique ont longtemps été intimement mêlées. C’est à partir du xvie siècle qu’elles prennent des directions différentes. Peintres et sculpteurs commencent à être considérés comme des artistes alors que les orfèvres, malgré leur virtuosité, sont toujours perçus comme des artisans. Dès lors, ces disciplines évoluent indépendamment, au gré d’inventions techniques et de révolutions du regard propres à leur histoire. Au xxe siècle, le fossé entre ces deux types de production semble infranchissable. Les arts plastiques se sont ouverts à l’immatériel, à l’éphémère ou au concept, autant de caractéristiques qui semblent étrangères au bijou. L’orfèvre est resté au service de ses matériaux, la valeur de son travail se mesurant bien souvent en carats. Si c’est la rareté qui valorise les pierres précieuses, c’est le geste culturel, le geste rare et créatif d’artistes exceptionnels et reconnus mondialement qui l’emporte pour une autre histoire du bijou qui s’écrit aujourd’hui. À une époque où les œuvres de commande se font de plus en plus rares, les bijoux d’artistes font figure d’exception. Souvent réalisés en pièce unique ou en petite édition, ils sont le plus couramment pensés pour une personne en particulier. La trace de cette relation entre le créateur et le destinataire de l’œuvre est sans doute une des raisons de la fascination qu’exercent ces sculptures miniatures portables et tandis qu’elles sont rarement réalisées pour des raisons commerciales, elles valent infiniment moins cher que les tableaux ou les sculptures de leurs auteurs… Certains artistes majeurs, hommes ou femmes, s’y sont intéressés, par amour pour leur compagne, pour leur fille, par défi ou par goût pour cette forme particulière. Au xxe siècle, le bijou est aussi une forme de création très répandue chez les artistes femmes, car à l’expérience formelle que présentent ces œuvres miniatures s’ajoute sans doute la joie de pouvoir porter soi-même ses créations.

Max Ernst > Broche Tête triangle,

1959-1960. Or, édition 8/8 par François Hugo. 

Le bijou d’artiste est l’œuvre de plasticiens, de peintres ou de sculpteurs, pour lesquels cette pratique est inhabituelle. Pour éclairer cette histoire, voyons comment ces créations étonnantes, parfois uniques, vont se développer sous l’influence d’orfèvres et attirer l’attention des musées et des galeries. Le MoMA, un musée pionnier Avec l’exposition « Modern Handmade Jewelry » en 1946, le MoMA impose une vision pluridisciplinaire : 147 bijoux sont présentés, réalisés par 27 artisans du bijou. Celle-ci veut privilégier la diversité des matériaux dans une nouvelle approche expressive liée à la modernité. Ces créations d’avant-garde sont confrontées à des parures navajos, montrant ainsi comment des formes traditionnelles peuvent être une source d’inspiration pour la création contemporaine. En France, à partir des années 1950, de nombreux artistes renouvellent l’art du bijou en y intégrant leur propre univers. Ce décloisonnement de l’art, initié par Marcel Duchamp, va s’étendre au domaine de l’objet. Des créateurs d’avant-garde comme Max Ernst ou Jean Arp veulent relever le défi de l’infiniment petit, des sculpteurs comme Alberto Giacometti ou Calder, mais aussi des peintres comme Georges Braque ou Picasso. François Hugo joue un rôle essentiel dans le développement et la diffusion du bijou d’artiste. Arrière-petit-fils du célèbre écrivain, il crée d’abord des pièces de forme religieuse, avant de devenir l’orfèvre ami des artistes. Il ouvre la voie en collaborant, avant la guerre, avec le peintre André Derain. L’expérience se poursuit avec Picasso, ce génial touche-à-tout, pour qui Hugo conçoit des plats d’orfèvrerie et des bijoux exécutés d’après des modèles de dessins et de plats en terre cuite. Cette complicité débute en 1953 et dure vingt ans. Elle permet à François Hugo de définir et d’affiner l’outillage nécessaire à l’exercice du métier d’orfèvre, notamment celle du « repoussé-ciselé », long processus de frappe qui donne à ses réalisations une infinie légèreté et une grande finesse d’exécution. C’est Londres qui accueille en Europe la première présentation de bijoux d’artistes, en 1961. L’exposition « International Exhibition of Modern Jewellery 1890- 1961 » est organisée conjointement par la Worshipful Company of Goldsmiths et le Victoria and Albert Museum. Cette exposition ambitieuse, conçue dans l’idée de redynamiser l’industrie britannique, dresse un panorama international du bijou en présentant 901 créations sur une longue période chronologique, confrontant des artistes de l’Art nouveau comme René Lalique ou de l’Art déco comme Jean Després à des créateurs de l’époque, le designer Ettore Sottsass ou la Suédoise Vivianna Toru
L’atelier Gem Montebello, un laboratoire au service des artistes. Il faut cependant attendre les années 1970 et se tourner vers l’Europe pour voir émerger une deuxième génération d’artistes-bijoutiers. Entre 1967 et 1978, l’orfèvre GianCarlo Montebello crée à Milan les éditions Gem Montebello avec sa femme Teresa – sœur d’Arnaldo et de Giò Pomodoro. Après François Hugo, c’est l’éditeur Gem Montebello qui va fédérer autour de sa personnalité de nombreux artistes. Un petit atelier composé de six joailliers, orfèvres et émailleurs propose des pièces artisanales fabriquées en série limitée. Ensemble, ils ont travaillé avec une cinquantaine d’artistes et réalisé plus de 200 modèles différents. Gem édite d’abord des artistes italiens […]. Exigeant, perfectionniste, il acquiert une solide réputation et se fait connaître au-delà de l’Italie en organisant en Europe puis aux États-Unis de nombreuses expositions qui intensifient ses liens avec de nouveaux créateurs : Niki de Saint Phalle, Soto, Bury, Arman, Matta, Man Ray, Meret Oppenheim, mais aussi avec des artistes américains tels Lowell Nesbitt ou Larry Rivers et son collier Don’t Fall ; tous se plient au jeu de l’édition. En 1978, l’aventure prend fin après le vol de la totalité de la collection à Udine en Italie. Montebello se consacre dès lors à ses propres bijoux, collaborant ponctuellement avec Niki de Saint Phalle dans les années 1980. La reconnaissance du bijou d’artiste passe également par des initiatives privées. Aux États-Unis, Antoinette Castelli, la seconde femme du célèbre marchand Leo Castelli, fonde en 1967 Multiples Inc. et édite les artistes du pop art comme Roy Lichtenstein ou Jack Youngerman. L’opulence des années 1970 consacre un nouvel acteur parisien, la galerie Artcurial, située avenue Matignon et fondée par Guy Landon, qui rêve de mettre l’art à la portée du grand public. Artcurial commence par éditer des sculptures et des estampes, avant d’initier l’édition d’objets et de bijoux d’artistes. Au total, 70 artistes, considérés comme les plus importants du xxe siècle, offrent un témoignage remarquable du bijou d’artiste dans les années 1980-1990. Musées et galeries ont contribué à la connaissance du bijou d’artiste, mais le milieu des collectionneurs également. À la fin des années 2000, Diane Venet, Diana Küppers ou Clo Fleiss ont souhaité faire partager leur passion pour ces œuvres miniatures en présentant leurs collections dans diverses institutions. Saluons ces femmes éclairées et inspirées qui, aujourd’hui, entament une nouvelle histoire avec les artistes du 21e siècle.

Villeglé  > Bague YES, 2008. Or et argent.

Édition 1/8. Orfèvre : Patrick de Boisgrollier. 

Scénographie : Le bijou est une notion récente qui vise, dans son sens primitif, à s’exprimer et matérialiser un lien émotif à destination d’un groupe ou d’une personne en particulier. Il s’agit de générer de l’extraordinaire. L’objet se doit d’être rempli de sens. La rareté des matériaux contribue à sa concrétisation, mais pas obligatoirement : le bijou ne vise pas une accumulation de biens mais davantage la richesse du lien qui est créé entre l’artiste et le destinataire du bijou. Pour créer un bijou, les artistes puisent leur inspiration à la fois dans leurs histoires passées, présentes mais également dans leur propre imaginaire. Les matériaux, qu’ils soient rares ou pauvres n’apportent pas de valeur à l’œuvre : seul l’assemblage qui exprime la puissance sensitive et créatrice importe. » En s’associant au projet de cette exposition au Musée des Arts Décoratifs en tant que scénographe, Antoine Plazanet retient cette notion essentielle du lien pour organiser l’espace et la muséographie. Les aménagements utilisent la figure géométrique du cercle, fermé, ouvert, en cours de mouvement. La scénographie vise à exprimer le phénomène animé du spectre de nos sensations toujours en constance dynamique. Ainsi, le parcours engage les visiteurs dans un fil souple et animé et ne marque pas d’arrêt sur un point qui supplanterait les autres moments. Antoine Plazanet est architecte d’intérieur. Il contribue à des projets d’envergure dans le domaine de l’architecture intérieure avec l’aménagement d’appartements, de boutiques mais aussi de restaurants et réalise des scénographies d’expositions temporaires ou de musées. Il participe notamment à la conception et la réalisation de l’ensemble du parcours des collections permanentes du Musée des Arts Décoratifs à l’occasion de sa réouverture en 2006. Il réalise également au Grand Palais en 2014 la mise en œuvre de l’exposition « Monumenta » aux côtés de Sylvie Jodar. Antoine Plazanet est missionné en 2012 par Van Cleef & Arpels en tant qu’assistant à maître d’ouvrage et en 2016 maître d’œuvre pour la conception technique et la réalisation de l’exposition « The art and science of gems » au Art Science Museum à Singapour, il participe dans les mêmes circonstances à l’exposition « Van Cleef & Arpels. When elegance meets art » en 2018 au Today Art Museum à Pékin qui fut présentée en 2012 au Musée des Arts Décoratifs.
Musée des Arts, 107 rue de Rivoli, 75001 Paris +33 (0) 1 44 55 57 50 Métro : Palais-Royal, Pyramides, Tuileries Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h (Nocturne le jeudi jusqu’à 21h ). Entrée plein tarif : 11 €.
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